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    Catégorie de portraits

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    L'histoire du portrait de l'Antiquité à nos jours

    La petite histoire du portrait à travers les siècles

    Le portrait a trois principales fonctions qui sont d'immortaliser le sujet représenté, de l'honorer ou de le caricaturer, et d'explorer de nouvelles techniques artistiques. Ainsi, ce genre a connu de nombreuses évolutions au fil du temps. Voici la petite histoire du portrait à travers les siècles.

    Définition : qu'est-ce qu'un portrait ?

    L'Art du portrait est un genre qui ne se limite pas à la peinture et au dessin. En effet, on le rencontre sous différentes formes et au travers de nombreux domaines artistiques, tels que la littérature, le théâtre, la sculpture, etc. Qu'il soit réalisé avec des pinceaux, des ciseaux, ou avec des mots, le portrait a pour vocation de représenter l'apparence extérieure du sujet, mais aussi sa personnalité, ce qui le caractérise profondément.
    Lorsque l'on parle d'un portrait peint, dessiné, ou sculpté, tout fait sens et peut être sujet à interprétation : depuis la posture du sujet à l'intensité de son regard, en passant par ses vêtements et accessoires, et le décor qui l'entoure.

    Les différents types de portraits



    • Le portrait intime, où le sujet est représenté dans son environnement privé.
    • Le portrait de couple, qui représente chacun des époux et les réuni dans une même œuvre.
    • Le portrait de groupe, qui représente simultanément plusieurs personnes appartenant à un même cercle.
    • Le portrait d'apparat, qui cherche à mettre en avant le rang social du modèle (un genre souvent utilisé en politique).
    • Le portrait caricatural, qui exagère les traits dominants du sujet à des fins humoristiques.
    • Le portrait allégorique, qui cherche à évoquer une idée abstraite.
    • Le portrait psychologique, qui tente de représenter la personnalité du modèle et d'exprimer ses sentiments.
    • L'autoportrait, lorsque l'artiste se représente lui-même.

    L'Histoire du portrait

    La naissance du portrait durant l'Antiquité

    Dans l'Antiquité, le portrait, ou plus précisément la représentation de l'individu, est étroitement lié aux rites et croyances religieuses.
    Dans l'Égypte des pharaons, on représentait le défunt en modelant une statue à son image, afin d'y recevoir l'énergie vitale du disparu. Mais ses représentations n'ont alors pas nécessairement besoin d'être fidèle à leur sujet. Par exemple, sous l'Ancien Empire, les traits n'étaient pas ceux du sujet, mais ils répondaient aux canons de jeunesse et de beauté de l'époque. En revanche, aux IIe et IIIe siècles, les portraits peints qui accompagnent les momies du Fayoum, semblent avoir été réalisés du vivant de leur modèle tant elles paraissent réalistes.
    Durant l'Antiquité, outre sa fonction funéraire, le portrait a aussi une fonction de mémoire, puisqu'il permet de conserver le souvenir des êtres chers et des grands hommes.
    Par ailleurs, le portrait a une fonction politique, notamment en Grèce, où il est utilisé pour rendre hommage aux grands hommes de la cité dont il perpétue aussi le souvenir. Toutefois, on constate une forte idéalisation du sujet jusqu'à l'époque helléniste, ce qui permet le développement d'un culte monarchique, également très utilisé par les romains.
    Le portrait Romain est en revanche bien différent du genre grec. Lors des funérailles des patriciens, il prend la forme de masques de cire peints très réalistes et conservés par les familles. Mais ces masques sont remplacés dès le Ier siècle avant Jésus-Christ par des bustes de marbre. Les statues des hommes illustres sont alors érigées dans les lieux publics, et les portraits des empereurs et impératrices sont frappés sur les monnaies et les médailles.
    Le portrait apparaît dans l'Antiquité tardive sur de nouveaux supports, comme les médaillons de verre et les mosaïques.

    L'Histoire du portrait au Moyen ge

    Le portrait individuel disparaît avec la fin du paganisme, et cela durant presque mille ans. En effet, le Christianisme entretient une certaine méfiance avec l'image. La peur de l'idolâtrie la condamne même, et de nombreuses statues sont détruites à la fin du IVe siècle. Seules les figures emblématiques de la religion sont représentées. L'individu, imparfait en raison du péché, n'a pas d'intérêt à être portraituré. Même les puissants sont représentés comme des archétypes dont on a effacé tout aspect personnel, afin de favoriser le cadre institutionnel.
    Le portrait ne fait son retour qu'au cours des derniers siècles du Moyen age. Il est alors progressivement réintroduit, mais toujours dans un contexte sacré. Aux XIVe et XVe siècles, les donateurs qui font construire ou embellir une église sont parfois représentés agenouillés et offrants le modèle réduit du sanctuaire à la figure religieuse emblématique du lieu. Des représentations qui tendent alors vers toujours plus de réalisme. La sculpture funéraire permet également la réintroduction du portrait individuel dans les sanctuaires, par le biais du “gisant”, une statue couchée qui représente le défunt (pape, évêque, roi ou prince).
    Au XIVe siècle, les vivants ne se satisfont plus de ces portraits idéalisés, et ils souhaitent être reconnus. Au fil des décennies, le portrait parvient à s'émanciper et à se laïciser pour finalement devenir un genre autonome, d'abord grâce au portrait royal, puis grâce à celui de la riche bourgeoisie marchande.

    Le portrait à la Renaissance

    Dès le XIVe siècle, en Italie, un nouveau courant de pensée, l'humanisme, met au centre la grandeur de l'homme et son individualité. Cette époque marque alors l'essor du portrait comme genre artistique à part entière. C'est d'ailleurs à la Renaissance, vers 1503-1505, que naît le plus célèbre portrait du monde : La Joconde de Léonard de Vinci.
    Par ailleurs, le portrait retrouve sa valeur mémorielle, puisqu'il permet à nouveau de perpétuer le souvenir du défunt.
    L'art du portrait connaît son apogée avec Titien, au XVIe siècle. Il peint alors les portraits des plus grands personnages ecclésiastiques et politiques avec un tel réalisme qu'il parvient même à tromper les passants.
    D'un point de vue stylistique, les Italiens ont une préférence pour le portrait de profil, alors que les peintres flamands, hollandais et allemands préfèrent un portrait de trois-quarts très réaliste. Plusieurs artistes, dont Domenico Ghirlandaio et Albrecht Dürer, ont alors de plus en plus le désir d'aller au-delà de la seule apparence de leurs modèles, et cherchent à en exprimer la vie intérieure.

    Le portrait du XVIIe et du XVIIIe siècle

    Au XVIe et au XVII siècle, les Académies de peinture et de dessin accordent un statut de “genre secondaire” au portrait. On considère alors que le portrait consiste simplement à copier ce que l'on voit, soit une imitation exacte plutôt qu'une vraie composition. Seul le portrait du roi est alors considéré comme un “grand genre”. En effet, il ne s'agit plus d'une simple image de vanité, mais de l'image de celui qui représente Dieu sur terre. On parle donc ici de portrait allégorique.
    Aussi, le portrait allégorique ou mythologique connaît son apogée tout au long du XVIIe et du XVIIIe siècle. Bien que certains moralistes dénoncent la vanité de tels portraits, courtisans et notables utilisent alors les codes mythologiques pour se faire représenter.
    Par ailleurs, il faut attendre la fin du « Grand Siècle » pour que le portrait d'apparat laisse place à des représentations plus naturelles, moins solennelles et rigides. Introduit en France par Rosalba Carrierau, le portrait au pastel prend alors son essor.
    Mais les portraitistes doivent ensuite s'adapter à une nouvelle clientèle avec la Révolution française. Si elle est d'abord iconoclaste et détruit massivement statues et portraits royaux, la Révolution a rapidement besoin de nouveaux héros. Ainsi, sous la main de Jacques Louis David, Marat devient une véritable icône révolutionnaire.
    Malgré tout, la peinture d'Histoire est toujours considérée comme supérieure au portrait. Les tableaux contemporains du XIXe siècle s'attachent donc à réunir les deux genres dans chaque œuvre. Deux démarches s'opposent durant cette période, celle des Néoclassiques et celle des Romantiques. Les premiers privilégient l'histoire et rendent fidèlement l'apparence du modèle (ce qui n'exclut pas l'idéalisation), tandis que les seconds favorisent le roman et font du portrait un poème.
    Par ailleurs, ceux qui s'opposent à l'idéalisme des néoclassiques et des romantiques, comme Courbet, cherchent désormais à peindre la réalité quotidienne.

    L'histoire du portrait durant les XIXe et XXe siècles

    En 1862, la photographie est officiellement présentée devant l'Académie des Sciences et l'Académie des Beaux-Arts. Elle va alors pleinement contribuer à démocratiser et à multiplier le portrait. Bien que de nombreux artistes la relèguent au rang de simple technique, certains peintres, comme Delacroix, s'y intéressent et s'en inspirent. Les « pictoralistes » en empruntent même les procédés.
    Les artistes les plus novateurs, comme Manet, mettent à profit cette nouvelle liberté offerte par la photographie pour explorer de nouvelles voies, et pour renouveler complètement cet art du portrait alors en crise.
    Ainsi, l'impressionnisme dissout les traits du visage dans la lumière, alors que les Néo-impressionnistes peignent par petites touches juxtaposées pour que l'œil du spectateur recompose ensuite la forme.
    Au XXe siècle, le portrait permet finalement aux artistes d'exprimer leur vision personnelle. La figure humaine est décomposée pour être recomposée à l'infinie. Cézanne réduit les figures à de simples volumes construits avec la couleur, tandis que Picasso réalise des portraits anguleux, et qu'Henri Matisse utilise la couleur pure, sans mélange.


    Le portrait de nos jours

    De nos jours, la technique du portrait a majoritairement évolué du pinceau au digital. Les logiciels de conception graphique et les tablettes graphiques sont ainsi largement utilisés par les artistes pour produire leurs portraits.
    Les méthodes traditionnelles sont toutefois toujours couramment employées, mais elles sont souvent couplées aux méthodes numériques.
    Le portrait fait ainsi partie intégrante de l'art numérique qui mélange astucieusement dessin traditionnel et digital.
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